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BIM: Les normes contre le blanchiment et le financement du terrorisme =??b?YXBwbGlxdellcyA=?= =??b?4A==?= la microfinanceBonjour à tous,
Le BIM daujourdhui vous est présenté en collaboration avec le Portail microfinance www.lamicrofinance.org. Retrouvez lintégralité du coup de projecteur en cliquant ici http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/24723 Que signifie le sigle LAB-CFT, est-ce la même chose que LBC-FT ? LAB-CFT signifie Lutte antiblanchiment et contre le financement du terrorisme. On utilise parfois le sigle LBC-FT pour Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Les deux sont strictement synonymes. Les normes LAB-CFT ont pour objet de combattre le blanchiment dargent « sale » issu dactivités illicites et le financement du terrorisme. Elles visent donc à bloquer un certain nombre de comportements permettant ces activités, notamment lorsquelles transitent par le secteur financier, dont les IMF. Pourquoi les IMF sont-elles concernées ? Les IMF ne sont pas les plus visées par les tentatives de blanchiment ou de financement du terrorisme, de par les montants relativement faibles qui transitent par leurs comptes. En tant quétablissements financiers, elles ne sont toutefois pas exemptes de risques. En témoigne une tentative passée à la suite de vols de fonds de la BCEAO en Côte dIvoire, qui ont pour partie pu être recyclés via le système financier (IMF incluses). Qui édicte les règles concernant la lutte contre le blanchiment et le terrorisme ? Le Groupe d'action financière, ou GAFI, (Financial Action Task Force, FATF en anglais). Cest un organisme intergouvernemental qui a pour objectif de concevoir et de promouvoir des politiques de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, aussi bien à l'échelon national qu'international. Le GAFI n'a ni structure précisément définie, ni durée de vie illimitée. Créé en 1989, le Groupe d'action réexamine sa mission tous les cinq ans. En 2004, les ministres représentant les 33 pays membres du GAFI ont convenu de prolonger le mandat du Groupe d'action financière jusqu'en 2012. Le GAFI a édicté <http://www.fatf-gafi.org/document/23/0,3343,fr_32250379_32236920_34920215_1 _1_1_1,00.html#lesquarante> 40 recommandations antiblanchiment et 9 recommandations spéciales contre le financement du <http://www.fatf-gafi.org/document/51/0,3343,fr_32250379_32236920_35280947_1 _1_1_1,00.html> terrorisme. Les recommandations ne sappliquent-elles quaux membres du GAFI ? Non ; le GAFI invite tous les pays à prendre les mesures nécessaires pour mettre leurs systèmes nationaux de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en conformité avec ses recommandations. Les « territoires et pays » qui ne mettraient pas en uvre ces recommandations seraient étiquetés « non coopératifs » et inscrits sur la liste noire du GAFI ce qui pourrait avoir pour conséquence (outre une réputation dégradée) de conduire les autres pays à les couper du système financier mondial. En quoi consistent les règles ou normes LAB-CFT ? Le GAFI édicte des recommandations. Ces recommandations visent à instaurer des normes minimales qui requièrent ladoption par les pays de mesures de mise en uvre précises, en fonction des circonstances et des cadres constitutionnels propres à chaque pays. Les recommandations recouvrent lensemble des mesures que chaque système national devrait appliquer en matière de prévention, de justice pénale et de systèmes de contrôle. Quelles sont les implications pour la microfinance ? Si les principes du GAFI, énoncés de manière générale, ne sont pas un obstacle pour les IMF, la transposition des normes dans les réglementations nationales peut aboutir à des contraintes insurmontables pour les IMF et générer de lexclusion financière. Les enjeux se situent sur quelques points sensibles, davantage développés dans le coup de projecteur : * lidentification du client. * la connaissance du client. * la mise en place de listes internationales (ONU, UE, États-Unis ) * la notion dopération suspecte. * la surveillance des ONG et organismes caritatifs. * la conservation des documents. Comment une IMF connaît-elle les mesures dapplication des normes LAB-CFT prises par le gouvernement de son pays et la concernant ? En application des 40 + 9 recommandations du GAFI, les pays sont censés prendre diverses mesures pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cela aboutit en général à des lois et règlements spécifiques, applicables notamment à l'ensemble des intermédiaires financiers (banques et IMF). Souvent, des textes d'applications pour le secteur financier (banques et IMF) sont adoptés par les banques centrales. Il appartient aux IMF de se renseigner auprès des banques centrales et auprès des « cellules antiblanchiment » nationales (CENTIF au Sénégal, CENAREF en RDC, UCREF en Haïti, ...) pour connaître le détail des mesures et, au besoin, discuter de l'applicabilité pratique de tel ou tel point délicat (identification des clients, seuils, notion d'opération suspecte, etc.). Daprès : Laurent LHÉRIAU, Précis de réglementation de la microfinance, Agence Française de Développement, Département de la Recherche, AFD 2009, p. 291-295 (sur financement AFD) et entretien (août 2009), et site web du GAFi. www.lamicrofinance.org |
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