BIM : Coup de projecteur : Naissance et =??b?ZOl2ZWxvcHBlbWVudA==?= du =??b?UGFt6WNhcw==?= au =??b?U+lu6WdhbA==?=

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BIM : Coup de projecteur : Naissance et =??b?ZOl2ZWxvcHBlbWVudA==?= du =??b?UGFt6WNhcw==?= au =??b?U+lu6WdhbA==?=

by polemicrofin :: Rate this Message:

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Bonjour à tous,

Le BIM d’aujourd’hui vous est présenté en collaboration avec le Portail
microfinance www.lamicrofinance.org.

Retrouvez l’intégralité du coup de projecteur en cliquant ici
(http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23996)



Le Pamécas est membre fondateur du Centre d’innovation financière (Cif),
aujourd’hui rebaptisé Confédération des institutions financières, qui
regroupe six des plus grandes institutions financières mutualistes d’Afrique
de l’Ouest. Leur histoire est retracée dans un ouvrage récent
<http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/22224>  présenté sur
le Portail en juillet 2008.

La présentation historique de Pamécas (texte et encadrés) qui suit est tirée
de cet ouvrage.


La naissance de Pamécas


En mai 1994, moins d’un an après l’adoption de la loi Parmec réglementant
les mutuelles d’épargne et de crédit dans l’Uemoa, l’Agence canadienne de
développement international (Acdi) approuve le Programme d’appui aux
mutuelles d’épargne et de crédit au Sénégal (Pamécas). Le Pamécas est la
suite logique du projet Atombs d’assistance aux opérations mutualistes
bancaires du Sénégal.

Le programme comprend 4 volets principaux : la formation (ministère des
Finances et coopératives), l’appui à la mutualisation de l’Acep (Alliance de
crédit et d’épargne pour la production), la création d’une vingtaine de
caisses et leur gestion.

Le premier cadre sénégalais, Mamadou Touré, actuel directeur général de
Pamécas, est recruté en mars 1995 comme coordinateur du volet formation.

Outre sa proximité avec l’Acep, Pamécas se rapproche rapidement et
étroitement d’un projet d’accès des femmes sénégalaises aux services
financiers (Afssef), actif dans les mêmes localités et dépendant de la même
agence d’exécution (DID). Ce rapprochement jouera un rôle important dans la
constitution de la clientèle de Pamécas.


Une stratégie d’implantation claire basée sur la rentabilité


Début 2005, des études socio-économiques servant à identifier des zones
homogènes à potentiel pour le projet (dans les départements de Rufisque et
Pikine) montrent de fortes attentes de la part des populations.

Confronté par ailleurs à un environnement particulièrement concurrentiel,
Pamécas fait des choix stratégiques clairs. Il opte d’abord pour des caisses
rapidement rentables, dans des zones à fort potentiel humain et économique,
de préférence dépourvues d’institutions financières formelles.

Aucune caisse ne peut tenir son assemblée générale constitutive sans être
dotée de plus de 2 membres fondateurs ayant intégralement libéré leurs parts
sociales. Le choix des dirigeants est laissé à l’appréciation de la
population dans le respect des critères de crédibilité, de disponibilité et
de bénévolat définis par le projet. Celui-ci se réserve le droit de récuser
un choix non conforme. Pour le personnel futur des caisses, des jeunes sans
expérience professionnelle mais dotés d’une très bonne formation académique
sont recrutés.

La première caisse est fonctionnelle en avril 1996 et onze autres sont
créées dans la même année. Les caisses signent avec le projet un protocole
d’accord définissant les relations entre les deux institutions. L’appui du
projet consiste à mettre à leur disposition des outils de gestion, à assurer
la formation, faciliter la gestion de la liquidité et fournir une subvention
d’équilibre.


La marche vers l’Union


1998 est une étape importante dans l’histoire du réseau Pamécas au plan
institutionnel. La création de l’Union des caisses est anticipée, notamment
du fait de la nécessité de diversifier les bailleurs de fonds. En début
d’année, l’ensemble des activités d’appui direct aux mutuelles est assuré
par une équipe sénégalaise dirigée par Mamadou Touré devenu coordinateur
général.

Les présidents de conseil d’administration des caisses sont réunis
régulièrement pour réfléchir sur les stratégies de mise en place d’une
Union. Une commission représentative est chargée d’élaborer les projets de
statuts et de politique ; le choix des membres de l’Union s’opère de manière
consensuelle au sein des 21 caisses.

En septembre 1998 est créée l’Union des mutuelles du partenariat pour la
mobilisation de l’épargne et le crédit au Sénégal (Um-Pamécas). Le sigle
Pamécas est maintenu pour renforcer le sentiment d’appartenance et la
confiance des membres vis-à-vis du réseau. L’Um-Pamécas est la première
Union à être agréée au Sénégal en mars 1999.

Fin 1999 est réalisé un bilan d’intervention de DID dans le cadre du
Pamécas. Il souligne que si la plupart des mutuelles sont parvenues à
couvrir leurs frais d’exploitation directs, elles n’arrivent pas encore à
supporter sans appui extérieur la totalité de leurs coûts de fonctionnement
et leur part des services reçus de l’Union. Le bilan recommande une
consolidation du réseau.


La consolidation (2000-2004)


Le CA de l’Um-Pamécas a, en accord avec DID, sollicité et obtenu un
financement complémentaire de l’Acdi pour une seconde phase de 4 ans
(2000-2004). Au terme de celle-ci, les mutuelles et leur Union doivent avoir
atteint un niveau d’autonomie financière et de gestion garantissant la
pérennité.

L’appui porte sur le renforcement de l’équilibre financier des mutuelles et
de l’Union, le développement des capacités de suivi et des systèmes de
contrôle, et le renforcement des capacités de gestion des élus et cadres
techniques.

Cette période est marquée par plusieurs évolutions notables. Deux exemples
sont la diversification des partenaires techniques et financiers et
l’expérimentation avec Mécib prévoyance santé de l’« arrimage » d’une
mutuelle de santé à une institution financière pérenne. Autre évolution,
marquant un tournant décisif dans l’histoire de l’institution : son
informatisation.

Du point de vue de l’offre de services, une innovation majeure de ces années
de consolidation est la création du Centre financier aux entrepreneurs
(CFE), produit de financement des PME/PMI voulu par Pamécas pour compléter
sa gamme d’instruments de lutte contre la pauvreté. Le CFE est un
prolongement des mutuelles de base, sous la forme d’un regroupement des
services financiers aux entrepreneurs membres de mutuelles.


L’amélioration de la qualité de l’offre de services


A l’occasion du dixième anniversaire de sa création, le Pamécas lance
officiellement la Fondation Pamécas. L’objet social de cette Fondation est
de promouvoir l’éducation dans les familles démunies, la santé des
populations vulnérables et l’idéal coopératif chez les dirigeants et
employés du réseau Pamécas. En fonction de son niveau de capitalisation,
chaque mutuelle du réseau affecte chaque année 10 à 20 % de ses excédents de
l’exercice.

Le Pamécas est conscient que pour jouer pleinement son rôle d’instrument de
développement, il doit impérativement relever le défi de la pérennisation du
réseau. Pour assurer sa viabilisation et faire face à la concurrence de plus
en plus vive (CMS, Acep, BRS, projets gouvernementaux, etc.) il se dote d’un
plan d’affaires 2005-2009.

Cette nouvelle phase dite « d’amélioration de la qualité de services »
s’organise autour de 4 axes stratégiques : (i) transformer et moderniser le
réseau en reconfigurant ses institutions, (ii) instaurer une approche
marketing au sein du réseau, (iii) placer l’informatique au service de la
qualité et de la sécurité financière, (iv) instaurer le management
stratégique des ressources humaines.

En accord avec la stratégie nationale de l’Etat sénégalais, à laquelle il a
largement contribué, le Pamécas choisit d’élargir son offre de services, et
son réseau de partenaires en milieu rural.

Pour les années à venir, le défi de ce réseau va être double. D’abord il lui
faut prouver sa capacité à adapter son organisation et ses modes d’opération
surtout en milieu rural. Ensuite il lui faut maîtriser, maintenir voire
améliorer son niveau de performance financière et sociale dans un
environnement de plus en plus difficile.

«««

D’après Alpha OUEDRAOGO et Dominique GENTIL dir., La microfinance en Afrique
de l'Ouest - Histoires et innovations, CIF-Karthala, 2008, 308 pages
(commander ce livre
<http://www.karthala.com/rubrique/detail_produit.php?id_oeuvre=1920> )

Retrouvez l’intégralité du coup de projecteur en cliquant ici
(http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23996)

«««

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Bonjour à tous,

Le BIM d’aujourd’hui vous est présenté en collaboration avec le Portail microfinance www.lamicrofinance.org.

Retrouvez l’intégralité du coup de projecteur en cliquant ici (http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23996)

 

Le Pamécas est membre fondateur du Centre d’innovation financière (Cif), aujourd’hui rebaptisé Confédération des institutions financières, qui regroupe six des plus grandes institutions financières mutualistes d’Afrique de l’Ouest. Leur histoire est retracée dans un ouvrage récent présenté sur le Portail en juillet 2008.

La présentation historique de Pamécas (texte et encadrés) qui suit est tirée de cet ouvrage.

La naissance de Pamécas

En mai 1994, moins d’un an après l’adoption de la loi Parmec réglementant les mutuelles d’épargne et de crédit dans l’Uemoa, l’Agence canadienne de développement international (Acdi) approuve le Programme d’appui aux mutuelles d’épargne et de crédit au Sénégal (Pamécas). Le Pamécas est la suite logique du projet Atombs d’assistance aux opérations mutualistes bancaires du Sénégal.

Le programme comprend 4 volets principaux : la formation (ministère des Finances et coopératives), l’appui à la mutualisation de l’Acep (Alliance de crédit et d’épargne pour la production), la création d’une vingtaine de caisses et leur gestion.

Le premier cadre sénégalais, Mamadou Touré, actuel directeur général de Pamécas, est recruté en mars 1995 comme coordinateur du volet formation.

Outre sa proximité avec l’Acep, Pamécas se rapproche rapidement et étroitement d’un projet d’accès des femmes sénégalaises aux services financiers (Afssef), actif dans les mêmes localités et dépendant de la même agence d’exécution (DID). Ce rapprochement jouera un rôle important dans la constitution de la clientèle de Pamécas.

Une stratégie d’implantation claire basée sur la rentabilité

Début 2005, des études socio-économiques servant à identifier des zones homogènes à potentiel pour le projet (dans les départements de Rufisque et Pikine) montrent de fortes attentes de la part des populations.

Confronté par ailleurs à un environnement particulièrement concurrentiel, Pamécas fait des choix stratégiques clairs. Il opte d’abord pour des caisses rapidement rentables, dans des zones à fort potentiel humain et économique, de préférence dépourvues d’institutions financières formelles.

Aucune caisse ne peut tenir son assemblée générale constitutive sans être dotée de plus de 2 membres fondateurs ayant intégralement libéré leurs parts sociales. Le choix des dirigeants est laissé à l’appréciation de la population dans le respect des critères de crédibilité, de disponibilité et de bénévolat définis par le projet. Celui-ci se réserve le droit de récuser un choix non conforme. Pour le personnel futur des caisses, des jeunes sans expérience professionnelle mais dotés d’une très bonne formation académique sont recrutés.

La première caisse est fonctionnelle en avril 1996 et onze autres sont créées dans la même année. Les caisses signent avec le projet un protocole d’accord définissant les relations entre les deux institutions. L’appui du projet consiste à mettre à leur disposition des outils de gestion, à assurer la formation, faciliter la gestion de la liquidité et fournir une subvention d’équilibre.

La marche vers l’Union

1998 est une étape importante dans l’histoire du réseau Pamécas au plan institutionnel. La création de l’Union des caisses est anticipée, notamment du fait de la nécessité de diversifier les bailleurs de fonds. En début d’année, l’ensemble des activités d’appui direct aux mutuelles est assuré par une équipe sénégalaise dirigée par Mamadou Touré devenu coordinateur général.

Les présidents de conseil d’administration des caisses sont réunis régulièrement pour réfléchir sur les stratégies de mise en place d’une Union. Une commission représentative est chargée d’élaborer les projets de statuts et de politique ; le choix des membres de l’Union s’opère de manière consensuelle au sein des 21 caisses.

En septembre 1998 est créée l’Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l’épargne et le crédit au Sénégal (Um-Pamécas). Le sigle Pamécas est maintenu pour renforcer le sentiment d’appartenance et la confiance des membres vis-à-vis du réseau. L’Um-Pamécas est la première Union à être agréée au Sénégal en mars 1999.

Fin 1999 est réalisé un bilan d’intervention de DID dans le cadre du Pamécas. Il souligne que si la plupart des mutuelles sont parvenues à couvrir leurs frais d’exploitation directs, elles n’arrivent pas encore à supporter sans appui extérieur la totalité de leurs coûts de fonctionnement et leur part des services reçus de l’Union. Le bilan recommande une consolidation du réseau.

La consolidation (2000-2004)

Le CA de l’Um-Pamécas a, en accord avec DID, sollicité et obtenu un financement complémentaire de l’Acdi pour une seconde phase de 4 ans (2000-2004). Au terme de celle-ci, les mutuelles et leur Union doivent avoir atteint un niveau d’autonomie financière et de gestion garantissant la pérennité.

L’appui porte sur le renforcement de l’équilibre financier des mutuelles et de l’Union, le développement des capacités de suivi et des systèmes de contrôle, et le renforcement des capacités de gestion des élus et cadres techniques.

Cette période est marquée par plusieurs évolutions notables. Deux exemples sont la diversification des partenaires techniques et financiers et l’expérimentation avec Mécib prévoyance santé de l’« arrimage » d’une mutuelle de santé à une institution financière pérenne. Autre évolution, marquant un tournant décisif dans l’histoire de l’institution : son informatisation.

Du point de vue de l’offre de services, une innovation majeure de ces années de consolidation est la création du Centre financier aux entrepreneurs (CFE), produit de financement des PME/PMI voulu par Pamécas pour compléter sa gamme d’instruments de lutte contre la pauvreté. Le CFE est un prolongement des mutuelles de base, sous la forme d’un regroupement des services financiers aux entrepreneurs membres de mutuelles.

L’amélioration de la qualité de l’offre de services

A l’occasion du dixième anniversaire de sa création, le Pamécas lance officiellement la Fondation Pamécas. L’objet social de cette Fondation est de promouvoir l’éducation dans les familles démunies, la santé des populations vulnérables et l’idéal coopératif chez les dirigeants et employés du réseau Pamécas. En fonction de son niveau de capitalisation, chaque mutuelle du réseau affecte chaque année 10 à 20 % de ses excédents de l’exercice.

Le Pamécas est conscient que pour jouer pleinement son rôle d’instrument de développement, il doit impérativement relever le défi de la pérennisation du réseau. Pour assurer sa viabilisation et faire face à la concurrence de plus en plus vive (CMS, Acep, BRS, projets gouvernementaux, etc.) il se dote d’un plan d’affaires 2005-2009.

Cette nouvelle phase dite « d’amélioration de la qualité de services » s’organise autour de 4 axes stratégiques : (i) transformer et moderniser le réseau en reconfigurant ses institutions, (ii) instaurer une approche marketing au sein du réseau, (iii) placer l’informatique au service de la qualité et de la sécurité financière, (iv) instaurer le management stratégique des ressources humaines.

En accord avec la stratégie nationale de l’Etat sénégalais, à laquelle il a largement contribué, le Pamécas choisit d’élargir son offre de services, et son réseau de partenaires en milieu rural.

Pour les années à venir, le défi de ce réseau va être double. D’abord il lui faut prouver sa capacité à adapter son organisation et ses modes d’opération surtout en milieu rural. Ensuite il lui faut maîtriser, maintenir voire améliorer son niveau de performance financière et sociale dans un environnement de plus en plus difficile.

«««

D’après Alpha OUEDRAOGO et Dominique GENTIL dir., La microfinance en Afrique de l'Ouest - Histoires et innovations, CIF-Karthala, 2008, 308 pages (commander ce livre

Retrouvez l’intégralité du coup de projecteur en cliquant ici (http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23996)

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