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BIM : Les taux =??b?ZCdpbnTpcup0?= des =??b?bWljcm9jculkaXRz?= sont-ils abusifs ?Depuis les années 90, les institutions offrant des microcrédits aux emprunteurs à faibles revenus dans les économies en développement et en transition accordent une importance accrue à latteinte de la rentabilité. Celle-ci passe par lapplication de taux dintérêt suffisamment élevés pour couvrir leurs coûts. Rentabiliser leur activité doit permettre aux institutions de microfinance (IMF) dassurer la permanence et lexpansion des services offerts, autrement dit de continuer à servir leurs clients et de financer leur croissance sans être dépendantes de linjection continue de subventions et en accédant à des sources de financement commerciales, parmi lesquelles lépargne du public. Le problème est que loctroi de très petits prêts implique des coûts administratifs inévitablement plus élevés que loffre de crédits bancaires classiques. Par conséquent, les taux dintérêt des IMF visant la rentabilité doivent être plus élevés que les taux appliqués par les banques traditionnelles. Résultat, les IMF qui affirment avoir pour objectif daider les pauvres leur appliquent des taux dintérêt substantiellement plus élevés que ceux que les emprunteurs plus prospères payent aux banques. Rien détonnant à ce que cela semble inique aux observateurs qui ne comprennent pas ou nacceptent pas - largument selon lequel les IMF sont généralement plus à même de servir correctement leur clients pauvres en étant rentables quen générant des pertes impliquant lapport de subventions continues. Au sein du secteur de la microfinance, la question de savoir si et quand les subventions à long terme peuvent être justifiées pour toucher certains groupes de clients plus difficiles à servir fait aujourdhui toujours débat. Mais il est désormais largement reconnu, dans le secteur du moins, que dans la plupart des situations les IMF doivent rechercher la pérennité financière en étant aussi efficientes que possible et en appliquant des frais et taux suffisamment élevés pour couvrir le coût de leurs services. Cependant reconnaître limportance de la pérennité financière ne clôt pas pour autant la discussion sur les taux dintérêt. Les intérêts sortent de la poche des clients pauvres et il nest pas acceptable que, au-delà de la couverture des coûts, ils servent à remettre des bénéfices « excessifs » entre les mains des actionnaires privés ou à compenser des inefficiences évitables. Le montant des taux dintérêt appliqués sur les microcrédits est critiqué depuis les débuts de la microfinance moderne à la fin des années 1970, mais les critiques se sont intensifiées au cours des dernières années et le plafonnement réglementaire des taux dintérêt est discuté dans un nombre croissant de pays. Cette préoccupation accrue sexplique en partie par la médiatisation de la microfinance qui reçoit une attention croissante du public et des politiques, et par le fait quun nombre assez significatif dIMF sont aujourdhui transformées en sociétés commerciales privées (notamment pour être autorisées à collecter lépargne du public). Une violente controverse a éclaté en avril 2007 lorsque les actionnaires de Compartamos, une IMF mexicaine opérant avec une licence bancaire, ont vendu une partie de leurs actions à un prix incroyablement élevé lors dune entrée en bourse qui a fait de certains deux des millionnaires. Lune des principales raisons expliquant ce niveau de prix est que Compartamos appliquait à ses clients des taux dintérêt très élevés et réalisait des bénéfices très importants. Le taux dintérêt annualisé était supérieur à 85% (sans compter une taxe supplémentaire de 15% payées par les clients), et procurait un rendement annuel de 55% aux actionnaires. En réalité, la plupart des IMF appliquent des taux dintérêt bien inférieurs à ceux qui ont déclenché cette controverse, mais lhistoire de Compartamos a naturellement cristallisé les préoccupations existantes sur la question. Alors les taux dintérêt des microcrédits sont-ils abusifs ? Il ny a évidemment pas de réponse simple et universelle à cette question, non seulement parce quil existe dénormes différences dans les taux et les contextes propres à chaque IMF de par le monde, mais aussi parce quil nexiste pas de consensus sur ce qui est ou non « abusif ». Le CGAP sest efforcé danalyser le niveau et lévolution des taux dintérêt des microcrédits et de les comparer avec dautres taux payés par les emprunteurs à faible revenu. Puis il a entrepris de décomposer les produits dintérêt des IMF en étudiant le niveau de ses quatre principaux composants : le coût des ressources, les charges de provisions pour créances douteuses, les charges administratives et le bénéfice. Niveau des taux dintérêt § Sur la base des meilleures données disponibles, létude montre que le taux dintérêt médian appliqué par les IMF pérennes (i.e. rentables) était de 26% environ en 2006. Les 85% de Compartamos sont réellement exceptionnels : moins de 1% des emprunteurs payent un taux dintérêt de ce niveau. § Les taux dintérêt pratiqués par les IMF ont baissé de 2,3 points de pourcentage par an entre 2003 et 2006, bien plus rapidement que les taux de banque. Comparaison avec dautres taux payés par les emprunteurs pauvres § Les taux des IMF étaient significativement plus faibles que les taux à la consommation et les taux des cartes de crédit dans la majorité des 36 pays pour lesquels il a été possible de trouver des données, et significativement plus élevés que ces taux dans 1/5ème des pays. § Sur la base de 34 rapports concernant 21 pays, les taux des IMF étaient presque toujours inférieurs - généralement largement inférieurs aux tarifs pratiqués par les prêteurs informels. § Les taux dintérêt pratiqués par les IMF étaient généralement plus élevés que les taux appliqués par les mutuelles de crédit dans les 10 pays pour lesquels des données ont été trouvées. Mais dans les cas où les mutuelles offraient un produit de microcrédit spécialisé, leurs taux d'intérêt avaient tendance à être les mêmes, voire supérieurs. Toutefois, il est difficile den tirer des conclusions, parce que la taille de l'échantillon est faible et parce que nous savons peu de choses sur la comparabilité des clients et des produits. Coût des ressources § Les IMF payent plus cher leurs ressources que les banques (en moyenne le ratio charges financières/dettes sétablit à 5,1% pour les IMF contre 3% pour les banques en 2006) et le coût des ressources en pourcentage du portefeuille de crédits (environ 8%) ne montre aucun signe de baisse entre 2003 et 2006. Provisions pour créances douteuses § Les taux dintérêt des IMF ne sont pas gonflés par des taux de perte déraisonnable. Les taux dimpayés sont très faibles (environ 1,9% en 2006). Charges administratives § Les prêts de très petit montant impliquent plus de frais administratifs, qui ne sont pas substantiellement compensés par les économies d'échelle. A mesure de leur progression sur la courbe dapprentissage, les IMF parviennent cependant à réduire leurs frais de manière significative. § Les charges administratives, sétablissant à environ 11% du portefeuille de prêts en 2006, constituent le poste le plus important dans la fixation des taux d'intérêt, mais elles ont baissé de 1 point de pourcentage par an depuis 2003. Ce recul semble être lié à une amélioration du coût du service aux emprunteurs, pas seulement à laugmentation des montants de prêt. Bénéfices § En moyenne, les IMF affichent un rendement des actifs plus élevé que celui des banques commerciales, mais le rendement des fonds propres quelles offrent à leurs actionnaires est inférieur. Le rendement médian des fonds propres des actionnaires dIMF se montait en 2006 à 12,3%, soit environ 4% de moins que celui des banques. Autant dire là encore que le cas Compartamos est très loin dêtre représentatif. § Dans le même temps, les 10% les plus rentables du portefeuille de microcrédit mondial produisaient en 2006 un rendement sur fonds propres de 34%, un niveau sans conteste suffisamment élevé pour soulever des interrogations chez certains observateurs, même si une grande proportion de ces bénéfices revient aux ONG et non aux investisseurs privés. Déterminer si ces bénéfices sont « abusifs » nécessite ensuite de prendre en compte les circonstances de chaque contexte, notamment le niveau de risque encouru par les investisseurs. § Les bénéfices des IMF rentables, mesurés en pourcentage du portefeuille de prêts, ont baissé denviron 1/10ème (0,6 pp) par an depuis 2003. § Les bénéfices ne constituent pas un élément prédominant dans la constitution du taux dintérêt. Pour une IMF médiane, le scénario extrême consistant à supprimer complètement la marge bénéficiaire reviendrait à diminuer le taux dintérêt denviron 1/7ème, ce qui nest pas insignifiant mais serait peu susceptible de modifier lavis de ceux qui jugent les niveaux abusifs. En réalité la question doit plutôt être posée en ces termes : les taux de crédit déraisonnables restent-ils des exceptions ? Létude montre quon ne trouve pas de schémas répandus dexploitation des emprunteurs par des taux abusifs. Elle conforte en revanche lobservation selon laquelle les charges dexploitation sont bien plus élevées pour loctroi de très petits prêts que pour loctroi de prêts bancaires classiques, conduisant à la fixation de taux dintérêt plus élevés. Elle montre un schéma général de bénéfices modérés pour les propriétaires dIMF. Enfin elle révèle une diminution assez rapide des taux dintérêt, des charges dexploitation et des bénéfices au cours des dernières années. Daprès « Are Microcredit Interest Rates Excessive? », CGAP Brief, février 2009 (4 p.), en ligne à ladresse www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9536/ Pour en savoir plus Cet article a été tiré du document suivant : R. Rosenberg, A. Gonzalez et S. Narain, The New Moneylenders: Are the Poor Being Exploited by High Microcredit Interest Rates?, CGAP Occasional Paper N°15, 2009 (28 p.) <http://www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9534/> http://www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9534/ Karin Barlet Pour EspaceFinance ---------------------------------------------------------------------------- ---------- Pour s'inscrire (ou se désinscrire) à EspaceFinance et recevoir les BIM, envoyez un message à espacefinance_request@... avec dans le corps du message uniquement le mot SUBSCRIBE (ou UNSUBSCRIBE). Ne pas spécifier l'objet du message. Pour diffuser un message à la liste, envoyez-le à espacefinance@... (vous devez être inscrit). Les BIM sont produits depuis 1999 par les équipes microfinance du Gret et du Cirad à titre volontaire. Si vous souhaitez proposer un BIM, contactez mboke@.... ---------------------------------------------------------------------------- ---------- Bonjour
à tous, Depuis
les années 90, les institutions offrant des microcrédits aux emprunteurs à
faibles revenus dans les économies en développement et en transition accordent
une importance accrue à l’atteinte de la rentabilité. Celle-ci passe par
l’application de taux d’intérêt suffisamment élevés pour couvrir
leurs coûts. Rentabiliser leur activité doit permettre aux institutions de
microfinance (IMF) d’assurer la permanence et l’expansion des
services offerts, autrement dit de continuer à servir leurs clients et de
financer leur croissance sans être dépendantes de l’injection continue de
subventions et en accédant à des sources de financement commerciales, parmi
lesquelles l’épargne du public. Le
problème est que l’octroi de très petits prêts implique des coûts
administratifs inévitablement plus élevés que l’offre de crédits
bancaires classiques. Par conséquent, les taux d’intérêt des IMF visant
la rentabilité doivent être plus élevés que les taux appliqués par les banques
traditionnelles. Résultat,
les IMF qui affirment avoir pour objectif d’aider les pauvres leur
appliquent des taux d’intérêt substantiellement plus élevés que ceux que
les emprunteurs plus prospères payent aux banques. Rien d’étonnant à ce
que cela semble inique aux observateurs qui ne comprennent pas – ou
n’acceptent pas - l’argument selon lequel les IMF sont généralement
plus à même de servir correctement leur clients pauvres en étant rentables
qu’en générant des pertes impliquant l’apport de subventions
continues. Au
sein du secteur de la microfinance, la question de savoir si et quand les
subventions à long terme peuvent être justifiées pour toucher certains groupes
de clients plus difficiles à servir fait aujourd’hui toujours débat. Mais
il est désormais largement reconnu, dans le secteur du moins, que dans la
plupart des situations les IMF doivent rechercher la pérennité financière en
étant aussi efficientes que possible et en appliquant des frais et taux
suffisamment élevés pour couvrir le coût de leurs services. Cependant
reconnaître l’importance de la pérennité financière ne clôt pas pour
autant la discussion sur les taux d’intérêt. Les intérêts sortent de la
poche des clients pauvres et il n’est pas acceptable que, au-delà de la
couverture des coûts, ils servent à remettre des bénéfices
« excessifs » entre les mains des actionnaires privés ou à compenser
des inefficiences évitables. Le
montant des taux d’intérêt appliqués sur les microcrédits est critiqué
depuis les débuts de la microfinance moderne à la fin des années 1970, mais les
critiques se sont intensifiées au cours des dernières années et le plafonnement
réglementaire des taux d’intérêt est discuté dans un nombre croissant de
pays. Cette préoccupation accrue s’explique en partie par la
médiatisation de la microfinance qui reçoit une attention croissante du public
et des politiques, et par le fait qu’un nombre assez significatif
d’IMF sont aujourd’hui transformées en sociétés commerciales
privées (notamment pour être autorisées à collecter l’épargne du public). Une
violente controverse a éclaté en avril 2007 lorsque les actionnaires de
Compartamos, une IMF mexicaine opérant avec une licence bancaire, ont vendu une
partie de leurs actions à un prix incroyablement élevé lors d’une entrée
en bourse qui a fait de certains d’eux des millionnaires. L’une des
principales raisons expliquant ce niveau de prix est que Compartamos appliquait
à ses clients des taux d’intérêt très élevés et réalisait des bénéfices
très importants. Le taux d’intérêt annualisé était supérieur à 85% (sans
compter une taxe supplémentaire de 15% payées par les clients), et procurait un
rendement annuel de 55% aux actionnaires. En
réalité, la plupart des IMF appliquent des taux d’intérêt bien inférieurs
à ceux qui ont déclenché cette controverse, mais l’histoire de
Compartamos a naturellement cristallisé les préoccupations existantes sur la
question. Alors les taux d’intérêt des microcrédits sont-ils
abusifs ? Il
n’y a évidemment pas de réponse simple et universelle à cette question,
non seulement parce qu’il existe d’énormes différences dans les
taux et les contextes propres à chaque IMF de par le monde, mais aussi parce
qu’il n’existe pas de consensus sur ce qui est ou non
« abusif ». Le
CGAP s’est efforcé d’analyser le niveau et l’évolution des
taux d’intérêt des microcrédits et de les comparer avec d’autres
taux payés par les emprunteurs à faible revenu. Puis il a entrepris de
décomposer les produits d’intérêt des IMF en étudiant le niveau de ses
quatre principaux composants : le coût des ressources, les charges de
provisions pour créances douteuses, les charges administratives et le bénéfice.
Niveau
des taux d’intérêt § Sur la base des meilleures
données disponibles, l’étude montre que le taux d’intérêt médian
appliqué par les IMF pérennes (i.e. rentables) était de 26% environ en 2006.
Les 85% de Compartamos sont réellement exceptionnels : moins de 1% des
emprunteurs payent un taux d’intérêt de ce niveau. § Les taux
d’intérêt pratiqués par les IMF ont baissé de 2,3 points de pourcentage
par an entre 2003 et 2006, bien plus rapidement que les taux de banque. Comparaison
avec d’autres taux payés par les emprunteurs pauvres § Les taux des IMF étaient
significativement plus faibles que les taux à la consommation et les taux des
cartes de crédit dans la majorité des 36 pays pour lesquels il a été possible
de trouver des données, et significativement plus élevés que ces taux dans 1/5ème
des pays. § Sur la base de 34
rapports concernant 21 pays, les taux des IMF étaient presque toujours
inférieurs - généralement largement inférieurs – aux tarifs pratiqués par
les prêteurs informels. § Les taux
d’intérêt pratiqués par les IMF étaient généralement plus élevés que les
taux appliqués par les mutuelles de crédit dans les 10 pays pour lesquels des
données ont été trouvées. Mais dans les cas où les mutuelles offraient un
produit de microcrédit spécialisé, leurs taux d'intérêt avaient tendance à être
les mêmes, voire supérieurs. Toutefois, il est difficile d’en tirer des
conclusions, parce que la taille de l'échantillon est faible et parce que nous
savons peu de choses sur la comparabilité des clients et des produits. Coût
des ressources § Les IMF payent plus
cher leurs ressources que les banques (en moyenne le ratio charges
financières/dettes s’établit à 5,1% pour les IMF contre 3% pour les
banques en 2006) et le coût des ressources en pourcentage du portefeuille de
crédits (environ 8%) ne montre aucun signe de baisse entre 2003 et 2006. Provisions
pour créances douteuses § Les taux
d’intérêt des IMF ne sont pas gonflés par des taux de perte
déraisonnable. Les taux d’impayés sont très faibles (environ 1,9% en
2006). Charges
administratives § Les prêts de très
petit montant impliquent plus de frais administratifs, qui ne sont pas
substantiellement compensés par les économies d'échelle. A mesure de leur
progression sur la courbe d’apprentissage, les IMF parviennent cependant
à réduire leurs frais de manière significative. § Les charges
administratives, s’établissant à environ 11% du portefeuille de prêts en
2006, constituent le poste le plus important dans la fixation des taux
d'intérêt, mais elles ont baissé de 1 point de pourcentage par an depuis 2003.
Ce recul semble être lié à une amélioration du coût du service aux emprunteurs,
pas seulement à l’augmentation des montants de prêt. Bénéfices § En moyenne, les IMF
affichent un rendement des actifs plus élevé que celui des banques
commerciales, mais le rendement des fonds propres qu’elles offrent à
leurs actionnaires est inférieur. Le rendement médian des fonds propres des
actionnaires d’IMF se montait en 2006 à 12,3%, soit environ 4% de moins
que celui des banques. Autant dire là encore que le cas Compartamos est très
loin d’être représentatif. § Dans le même temps,
les 10% les plus rentables du portefeuille de microcrédit mondial produisaient
en 2006 un rendement sur fonds propres de 34%, un niveau sans conteste
suffisamment élevé pour soulever des interrogations chez certains observateurs,
même si une grande proportion de ces bénéfices revient aux ONG et non aux
investisseurs privés. Déterminer si ces bénéfices sont « abusifs »
nécessite ensuite de prendre en compte les circonstances de chaque contexte,
notamment le niveau de risque encouru par les investisseurs. § Les bénéfices des IMF
rentables, mesurés en pourcentage du portefeuille de prêts, ont baissé
d’environ 1/10ème (0,6 pp) par an depuis 2003. § Les bénéfices ne
constituent pas un élément prédominant dans la constitution du taux
d’intérêt. Pour une IMF médiane, le scénario extrême consistant à
supprimer complètement la marge bénéficiaire reviendrait à diminuer le taux
d’intérêt d’environ 1/7ème, ce qui n’est pas insignifiant
mais serait peu susceptible de modifier l’avis de ceux qui jugent les
niveaux abusifs. En
réalité la question doit plutôt être posée en ces termes : les taux de
crédit déraisonnables restent-ils des exceptions ? L’étude montre
qu’on ne trouve pas de schémas répandus d’exploitation des
emprunteurs par des taux abusifs. Elle conforte en revanche l’observation
selon laquelle les charges d’exploitation sont bien plus élevées pour
l’octroi de très petits prêts que pour l’octroi de prêts bancaires
classiques, conduisant à la fixation de taux d’intérêt plus élevés. Elle
montre un schéma général de bénéfices modérés pour les propriétaires
d’IMF. Enfin elle révèle une diminution assez rapide des taux
d’intérêt, des charges d’exploitation et des bénéfices au cours des
dernières années. D’après
« Are Microcredit Interest Rates Excessive? », CGAP Brief, février
2009 (4 p.), en ligne à l’adresse www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9536/
Pour
en savoir plus Cet article a été tiré du document
suivant : R. Rosenberg, A.
Gonzalez
et S.
Narain, The New Moneylenders: Are the Poor Being Exploited by
High Microcredit Interest Rates?, CGAP Occasional Paper N°15, 2009 (28
p.) http://www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9534/ Karin
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