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BIM : Reportage sur la microfinance, le point sur la =??b?cG9s6W1pcXVl?=La diffusion d'un reportage sur la microfinance sur la chaîne France 2 a suscité de nombreuses réactions, qu'elles proviennent du grand public ou d'acteurs du secteur. L'équipe du Portail de la Microfinance se propose de rassembler les éléments marquants. Le 14 mai dernier, l'émission Envoyé <http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=accueil> Spécial sur la chaîne France 2 <http://www.france2.fr> diffuse un documentaire intitulé Banquiers <http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=94 7> des pauvres. A travers une enquête menée en Inde et au Bangladesh, le reportage se propose d'analyser le "seul secteur financier qui résiste à la crise" (France 2). Plus précisément, il entend se pencher sur la question bien connue de la morale et de l'éthique de la microfinance, surtout lorsqu'elle permet aux IMF de réaliser des profits. Ainsi, l'introduction du reportage pose la question suivante (Les IMF) "Sont-elles vraiment fidèles à leur vocation sociale, ou ont-elles trouvé parmi les démunis, de plus en plus nombreux, un marché à conquérir ?" Voir la 1ère <http://www.dailymotion.com/video/x9af68_banquier-des-pauvres-12-envoye-spec _news> partie et la 2ème <http://www.dailymotion.com/video/x9afce_banquier-des-pauvres-22-envoye-spec _news> partie de ce reportage sur le site de partage de vidéos Dailymotion <http://www.dailymotion.com> . L'équipe du Portail de la microfinance a sélectionné quelques extraits de points de vue du grand public ou de spécialistes exprimés sur des sites internet, blogs ou forums suite à la diffusion de ce reportage. Les premiers billets sont parus dès le 14 mai après la diffusion du documentaire sur le forum <http://forums.france2.fr/france2/envoyespecial/microcredit-ameliorer-banqui er-sujet_10108_1.htm> de l'émission. C'est d'abord un sentiment d'indignation qui se dégage de ces réactions. Ainsi, un téléspectateur semble choqué par la banalisation de la pauvreté et par le fait que ces banques réalisent des profits au détriment des pauvres jugés "très rentables". Un autre va jusqu'à se demander si M. Yunus a obtenu le Prix Nobel "pour avoir aidé les pauvres ou pour l'ingéniosité dont il a fait preuve pour améliorer les revenus des banques ?". Et de poursuivre "Les micro-crédits n'ont rien à envier aux crédits revolving !". Enfin et sur le même ton, une réaction dénonce la microfinance en tant qu'instrument concourant à la paupérisation. Un internaute moins extrême considère que le secteur est utile à la lutte contre la pauvreté même s'il connaît des dysfonctionnements, avant de conclure "Il est temps de mettre au grand jour ce décalage comme l'a fait cette émission et de rechercher des solutions au plus vite !!!" En réponse à ce message, un autre téléspectateur se livre à une longue analyse en quatre points : le surendettement, le niveau des taux d'intérêts, l'utilisation des crédits pour des objectifs autres que des activités génératrices de revenu et l'enrichissement des riches (du Nord) "sur le dos des pauvres" (du Sud). Pour lui ces problèmes sont essentiellement liés aux banques centrales dont "les fonctionnaires (...) ne font pas leur travail en légiférant pour encadrer le microcrédit". Il propose quelques pistes afin d'éviter ces dérives : le recours aux centrales de risques, l'obligation légale pour les IMF de communiquer les taux réels annualisés, une meilleure analyse des activités du micro-entrepreneur, et la mise en place de politiques favorables au développement de la concurrence dans le domaine. Face à ces critiques, certains acteurs du secteur ont eux aussi réagi. Ainsi la société suisse BlueOrchard, <http://www.blueorchard.com/jahia/Jahia> spécialisée dans l'investissement en microfinance et l'ONG française PlanetFinance <http://www.planetfinancegroup.org/> ont publié chacune un communiqué de presse. Tout en confirmant la réalité de certains problèmes liés à l'essor du secteur, BlueOrchard se montre critique vis-à-vis du documentaire et regrette que l'émission se permette "à travers un éclairage partiel et réducteur, de donner une image si négative de la microfinance en général" (lire <http://www.blueorchard.com/jahia/Jahia/cache/bypass/lang/fr/newsArchive?dis playNewsArchive=true#3571> le communiqué de BlueOrchard). Planet Finance, nommément cité dans le documentaire, "dénonce les erreurs, mensonges et raccourcis du reportage dEnvoyé Spécial", et "proteste contre le dommage causé à son image..." De plus, l'ONG française rappelle sa contribution à la lutte contre les dérives soulignées par le reportage (lire <http://admin.planetfinancegroup.org/upload/medias/fr/090515_cp_reponse_pf_a u_reportage_envoye_special_du_14_mai.pdf> le communiqué de PlanetFinance). D'autres acteurs ont souhaité prendre position sur le sujet. L'ONG française Entrepreneurs du Monde <http://www.entrepreneursdumonde,org> (EdM), elle aussi, confirme que "le reportage pointe du doigt un phénomène réel". Le directeur exécutif affirme "Oui, la tendance, depuis plusieurs années, est de mettre la priorité sur la viabilité des IMF plutôt que sur celle des emprunteurs !". Mais dans le même temps, il met en garde contre toute conclusion hâtive et généralisation, et rappelle les pratiques prônées et appliquées par EdM pour s'assurer de la réalisation de la mission sociale (lire le communiqué <http://www.entrepreneursdumonde.org/actu09.php> de EdM). Les dirigeants des 2 plateformes de microcrédit en ligne Veecus <http://www.veecus.org> et Babyloan <http://www.babyloan.org> ont eux aussi réagi via des blogs. Arnaud Poissonnier, fondateur de Babyloan explique que dans la majorité des cas, "le niveau élevé (des taux d'intérêts) sexplique par différents facteurs et nentache en rien la vocation et lobjet social des IMF : la réduction de la pauvreté". Plus loin il donne un peu plus de détails sur ces facteurs explicatifs notamment sur la structure des coûts opérationnels et financiers des institutions de microfinance. Enfin, il rappelle qu'"aujourdhui 90 % des IMF perdent de largent" (lire <http://blog.babyloan.org/index.php?2009/05/15/96-precisions-face-au-reporta ge-sur-la-microfinance-d-envoye-special-diffuse-le-14-mai> le communiqué de Babyloan). Via un communiqué, un(e) représentant(e) de Veecus explique également pourquoi les taux d'intérêts généralement constatés en microfinance sont relativement élevés (lire le communiqué <http://www.veecus.com/blog/?p=108> de Veecus). D'autres réactions sont disponibles dans un article publié par le journal suisse Le Temps <http://www.letemps.ch> relayé par le Portail. Son titre est sans équivoque : Attaques <http://www.letemps.ch/Page/Uuid/064f053a-4aff-11de-817d-26630ae64ef8%7C0> contre le microcrédit. On trouvera dans cet article, outre les réactions de Planet Finance et de BlueOrchard mentionnées plus haut, le point de vue de la société suisse d'investissement en microfinance Symbiotics <http://www.symbiotics.ch/en/index.asp> , du professeur Jean Michel Servet et de Vipin Sharma, directeur d'une faîtière de 111 IMF indiennes nommée Access <http://www.accessdev.org/index.aspx> . Quentin Lecuyer Pour le Portail www.lamicrofinance.org <http://www.lamicrofinance.org/> Pour aller plus loin, sélection du Portail : Taux dintérêt en microfinance <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/24298> Les taux dintérêt des microcrédits sont-ils abusifs ? (BIM) Le point sur le niveau des taux d'intérêt en microfinance, tiré d'une étude du CGAP Auteur : Barlet, K. ; Nombre de Pages : 4 2009 Microfinance en Inde <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/19607> Surendettement : le chemin vers lextrême pauvreté (BIM) Le processus de surendettement en Inde Auteur : Héliès, O. ; Nombre de pages : 6 2007 <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/22258> Vulnérabilité et gestion des risques : potentialités et limites de la microfinance. L'exemple de l'Inde du Sud A elle seule, la microfinance ne constitue pas une réponse, elle doit être intégrée dans une stratégie globale. Auteur : Palier, J. & Prevost, B. ; Nombre de pages : 17 2007 <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/17640> La Microfinance serait-elle devenue folle ? Crise en Andhra Pradesh (Inde) (BIM) Analyse de la crise du secteur dans cet Etat de l'Inde et de ses causes profondes Auteur : Fouillet, C. ; Nombre de pages : 9 2006 Responsabilité sociale des IMF « Mesure et gestion des performances sociales : des pas de géants ? », Coup de projecteur Portail, <http://www.cerise-microfinance.org/> CERISE, juin 2008 Des outils simples pour une évaluation pratique et crédible <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/22047> http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/22047 <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23832> Définition des concepts de responsabilité, performance, plus-value et transparence sociales en microfinance (BIM) Auteur : Audran, J. ; Nombre de Pages : 6 2009 <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23873> Rapport des normes de performance sociale Recueillir les informations sur les 22 indicateurs de base de la performance sociale Auteur : MIX ; Nombre de pages : 17 2009 <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/22026> Au-delà des bonnes intentions : évaluation de la performance sociale des institutions de microfinance La notion de performance sociale renvoie à celle de « vérité dans la publicité » Auteur : CGAP ; Nombre de Pages : 16 2007 Le point sur limpact et les performances sociales de la microfinance, Dossier thématique du Portail http://lamicrofinance.org/resource_centers/impactperf/ Protection des consommateurs « Protection du consommateur : comment préserver les intérêts des usagers de la microfinance ? » Coup de projecteur Portail, mars 2009 Une campagne lancée par CGAP/ACCION http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/23857 Le point sur la protection des consommateurs, Dossier thématique du Portail http://lamicrofinance.org/resource_centers/protectionclients/ Bonjour, La diffusion d'un
reportage sur la microfinance sur la chaîne France 2 a suscité de nombreuses
réactions, qu'elles proviennent du grand public ou d'acteurs du secteur.
L'équipe du Portail de la Microfinance se propose de rassembler les éléments marquants. Le 14 mai dernier,
l'émission Envoyé
Spécial sur la chaîne France 2 diffuse
un documentaire intitulé Banquiers
des pauvres. A travers une enquête menée en Inde et au Bangladesh, le
reportage se propose d'analyser le "seul secteur financier qui
résiste à la crise" (France 2). Plus précisément, il entend se pencher
sur la question bien connue de la morale et de l'éthique de la microfinance,
surtout lorsqu'elle permet aux IMF de réaliser des profits. Ainsi,
l'introduction du reportage pose la question suivante (Les IMF) "Sont-elles
vraiment fidèles à leur vocation sociale, ou ont-elles trouvé parmi les
démunis, de plus en plus nombreux, un marché à conquérir ?" Voir la 1ère
partie et la 2ème
partie de ce reportage sur le site de partage de vidéos Dailymotion. L'équipe du Portail
de la microfinance a sélectionné quelques extraits de points de
vue du grand public ou de spécialistes exprimés sur des sites internet,
blogs ou forums suite à la diffusion de ce reportage. Les
premiers billets sont parus dès le 14 mai après la diffusion du
documentaire sur le forum
de l'émission. C'est d'abord un
sentiment d'indignation qui se dégage de ces réactions. Ainsi, un
téléspectateur semble choqué par la banalisation de la pauvreté et par
le fait que ces banques réalisent des profits au détriment des pauvres jugés
"très rentables". Un autre va jusqu'à se demander si M.
Yunus a obtenu le Prix Nobel "pour avoir aidé les pauvres ou pour
l'ingéniosité dont il a fait preuve pour améliorer les revenus des banques ?".
Et de poursuivre "Les micro-crédits n'ont rien à envier aux crédits
revolving !". Enfin et sur le même ton, une réaction
dénonce la microfinance en tant qu'instrument concourant à la
paupérisation. Un internaute moins
extrême considère que le secteur est utile à la lutte contre la pauvreté même
s'il connaît des dysfonctionnements, avant de conclure "Il est
temps de mettre au grand jour ce décalage comme l'a fait cette émission et de
rechercher des solutions au plus vite !!!" En réponse à ce
message, un autre téléspectateur se livre à une longue analyse en quatre points
: le surendettement, le niveau des taux d'intérêts, l'utilisation des crédits
pour des objectifs autres que des activités génératrices de revenu et
l'enrichissement des riches (du Nord) "sur le dos des pauvres"
(du Sud). Pour lui ces problèmes sont essentiellement liés aux banques
centrales dont "les fonctionnaires (...) ne font pas leur travail
en légiférant pour encadrer le microcrédit". Il propose quelques
pistes afin d'éviter ces dérives : le recours aux centrales
de risques, l'obligation légale pour les IMF de communiquer les taux réels
annualisés, une meilleure analyse des activités du micro-entrepreneur, et la mise
en place de politiques favorables au développement de la concurrence dans
le domaine. Face à ces critiques,
certains acteurs du secteur ont eux aussi réagi. Ainsi la société suisse BlueOrchard, spécialisée dans
l'investissement en microfinance et l'ONG française PlanetFinance ont publié chacune
un communiqué de presse. Tout en confirmant la
réalité de certains problèmes liés à l'essor du secteur, BlueOrchard se montre critique
vis-à-vis du documentaire et regrette que l'émission se permette "à
travers un éclairage partiel et réducteur, de donner une image si négative de
la microfinance en général" (lire
le communiqué de BlueOrchard). Planet Finance,
nommément cité dans le documentaire, "dénonce les erreurs,
mensonges et raccourcis du reportage d’Envoyé Spécial", et
"proteste contre le dommage causé à son image..." De plus,
l'ONG française rappelle sa contribution à la lutte contre les dérives
soulignées par le reportage (lire
le communiqué de PlanetFinance). D'autres acteurs
ont souhaité prendre position sur le sujet. L'ONG française Entrepreneurs du Monde (EdM),
elle aussi, confirme que "le reportage pointe du doigt un phénomène
réel". Le directeur exécutif affirme "Oui, la
tendance, depuis plusieurs années, est de mettre la priorité sur la viabilité
des IMF plutôt que sur celle des emprunteurs !". Mais dans le même
temps, il met en garde contre toute conclusion hâtive et généralisation, et
rappelle les pratiques prônées et appliquées par EdM pour s'assurer de la
réalisation de la mission sociale (lire le communiqué de
EdM). Les dirigeants des 2
plateformes de microcrédit en ligne Veecus
et Babyloan ont eux aussi réagi via des
blogs. Arnaud Poissonnier, fondateur de Babyloan explique que dans la majorité
des cas, "le niveau élevé (des taux d'intérêts) s’explique
par différents facteurs et n’entache en rien la vocation et l’objet
social des IMF : la réduction de la pauvreté". Plus loin il donne un
peu plus de détails sur ces facteurs explicatifs notamment sur la structure des
coûts opérationnels et financiers des institutions de microfinance. Enfin,
il rappelle qu'"aujourd’hui 90 % des IMF perdent de
l’argent" (lire
le communiqué de Babyloan). Via un communiqué, un(e) représentant(e) de
Veecus explique également pourquoi les taux d'intérêts généralement constatés
en microfinance sont relativement élevés (lire le communiqué de Veecus). D'autres réactions
sont disponibles dans un article publié par le journal suisse Le Temps relayé par le Portail. Son titre
est sans équivoque : Attaques
contre le microcrédit. On trouvera dans cet article, outre les réactions de
Planet Finance et de BlueOrchard mentionnées plus haut, le point de vue
de la société suisse d'investissement en microfinance Symbiotics, du professeur Jean
Michel Servet et de Vipin Sharma, directeur d'une faîtière de 111 IMF indiennes
nommée Access. Quentin Lecuyer Pour le Portail www.lamicrofinance.org Pour
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