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BIM - Coup de projecteur : l'offre de services non financiers de Enda-IALe BIM d?aujourd?hui vous est présenté en collaboration avec le Portail microfinance www.lamicrofinance.org. Retrouvez l?intégralité du coup de projecteur en cliquant ici http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/24987?PHPSESSID=3e4f0110f9ea879d2ce78729970a6332 La combinaison de services financiers et non financiers part le plus souvent du postulat que le crédit seul n?assure pas le développement global de l'entreprise. L?intégration des deux est cependant controversée du fait des avatars liés à la combinaison de ces deux types de services : il ne s?agit pas du même métier. L?expérience est risquée si les clients ne différencient pas les prestataires ou s?ils perçoivent le service non financier ? par exemple une formation - comme un moyen d?accéder au crédit. Cependant, la prestation liée de services financiers et non financiers peut être avantageuse non seulement pour les MPE (parce qu?elle leur fournit deux types de services essentiels) mais aussi pour les prestataires. Le sujet a été abordé dans plusieurs documents et notamment quelques BIM dont les références sont rappelées à la fin de cet article. Le coup de projecteur du mois d?octobre s?intéresse à la nature et à l?échelle de l?offre de services non financiers par l?IMF tunisienne Enda inter-arabe. Entretien avec Michael Cracknell, son secrétaire général, sur cette offre combinée. Enda inter-arabe est une ONG internationale qui offre des services de microcrédit en Tunisie depuis 1995. Quels sont aujourd?hui son nombre d'emprunteurs actifs, son encours de prêt et ses principaux produits de prêt ? Nous servons 120 000 clients actifs (ayant un prêt en cours) à partir de 57 agences qui touchent 21 des 23 gouvernorats que compte la Tunisie. Notre personnel permanent est de 650 personnes, surtout des diplômés du supérieur, dont 86 % sur le terrain. L?encours de crédit est de DT 56 millions, soit environ ? 30 millions. Contrairement à certaines IMF qui proposent un produit unique, Enda inter-arabe a varié ses produits en fonction de la demande. A l?intérieur de chaque produit il y a plusieurs montants et délais de remboursement. Les principaux prêts sont « mawilni » pour les 30 % de nos clients qui ont de bonnes chances de développer leur entreprise, le prêt « solfa » pour les simples activités génératrices de revenus plafonné à DT 1 000 pour éviter le surendettement, et le prêt « al machia » (élevage) (nous travaillons de plus en plus en zone rurale). Parallèlement à ces prêts, nous proposons également le prêt « ta?alim » (éducation), destiné surtout à permettre aux familles d?équiper leurs enfants pour la rentrée scolaire, mais il peut également financer une formation pour le micro-entrepreneur lui-même. Nous avons aussi le prêt « eddar » pour l'amélioration du logement mais actuellement ce dernier est suspendu car il a eu un trop grand succès? Depuis combien de temps et pourquoi Enda-IA en est-elle venue à proposer des services non financiers à ses clients ? Avant le microcrédit, Enda inter-arabe menait des activités de développement urbain : formation professionnelle des jeunes, éducation en matière de santé des femmes? Il était logique, quand nous nous sommes spécialisés dans l?appui aux micro-entrepreneurs en 2001, de continuer ces activités en les alignant sur les besoins des micro-entrepreneurs. Pourquoi avoir choisi d?intégrer ces activités ? Avez-vous cherché à identifier des partenaires offrant de tels services ? Les « puristes » de la microfinance estiment qu?une IMF doit se concentrer sur les services financiers. Des activités non-financières (BDS selon le sigle anglais) doivent être proposés par d?autres. D?abord, nous ne partageons pas ce point de vue. Puis, en Tunisie, l?offre de services de ce genre et à un prix abordable est faible, peu adapté surtout à des analphabètes (35 % de nos clients) et inégalement répartie sur le territoire national. Ensuite, nous sommes convaincus que l?argent ne suffit pas. Une cliente avait dit une fois : « Avant, je croyais que je pouvais développer mon entreprise juste avec le crédit. Maintenant que j?ai suivi une formation en gestion, j?ai compris que la formation est même plus importante que l?argent ». Cela dit, nous avons effectivement développé des partenariats avec des instances gouvernementales, notamment l?Agence national du travail indépendant et l?Office national de l?artisanat, mais aussi avec l?Office de la Population (ONFP). Ces instances proposent des services aux populations cibles de la microfinance mais celle-ci souvent ne sait pas comment y accéder. Ainsi, en faisant la liaison, Enda-IA sert d?interface, de même qu?elle est l?interface entre ses partenaires financiers (7 banques tunisiennes et 4 institutions financières internationales) qui ont de l?argent, et les micro-entrepreneurs qui n?intéressent pas les banques comme clients directs. En quoi consistent ces services ? A qui s?adressent-ils ? Nous proposons plusieurs types de « BDS ». La formation, par exemple en gestion simple, pour l?amélioration de la qualité des produits ou encore pour connaître de nouveaux créneaux ; l?appui à la commercialisation ; le diagnostic personnalisé menant à la mise en place d?un plan d?affaires. Nous avons aussi les « cercles Enda » au cours desquels des sujets liés à la micro-entreprise (la patente, des sessions d?éducation financière?), mais aussi à la vie quotidienne (les droits de la femme, le divorce, la santé) sont présentés et font souvent l?objet de vives discussions. Nous organisons aussi, en collaboration avec le Ministère des affaires sociales, des cours d'alphabétisation. Les formations sont sanctionnées par un diplôme, souvent l?unique diplôme que ces femmes obtiennent et elles en sont très fières. Tous les clients peuvent en profiter, mais bien entendu, plus l?activité est technique, plus elle intéresse le segment des « entreprises ». Quelles sont les principales difficultés et les risques associés à cette offre ? Il n?y a pas de difficultés particulières à proposer ces services. Nous avons une petite équipe centrale chargée d?organiser les BDS et formée chacune dans son domaine. Nous sommes en train de décentraliser l?organisation des BDS. Parfois certaines agences organisent des activités elles-mêmes. Peut-être faudrait-il parler d?une certaine réticence à participer de la part de celles qui n?ont jamais goûté aux BDS. Nous avons pour politique que le gratuit n?a pas de valeur et donc une contribution est presque toujours demandée. Parfois elle couvre tout et parfois elle est symbolique, en fonction de l?activité. Mais les BDS n?ont pas suivi le rythme du très fort développement du microcrédit. Enda inter-arabe compte mettre en place une banque de microfinance d?ici 2012 et après, l?ONG sans doute développera beaucoup ses activités. Comment est-elle financée depuis ses débuts ? Quels sont ses résultats et son impact ? Accédez à la suite de l?entretien : http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/24987?PHPSESSID=3e4f0110f9ea879d2ce78729970a6332 Pour en savoir plus (retrouvez ces documents dans la bibliothèque du Portail) <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/15440> Réflexions sur les IMF et les BDS : Comment les BDS dans leur plus grand sens devraient servir mieux les besoins des pauvres Zvi Galor 2005 Comment améliorer l'offre de service des BDS pour satisfaire le plus grand nombre de pauvres ? <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/15558> Présentation des réflexions actuelles autour des services d?appui aux entreprises (BIM) Barlet S., 2005 Comment construire et pérenniser le marché des services d'appui aux entreprises (BDS)? Les tendances actuellement développées. <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/14805> Quel type de lien entre services financiers et non financiers aux MPE ? (BIM) Barlet, K., 2004 Synthèse d'un document du BIT "Synergies through Linkages: Who Benefits from linking Finance and Business Development Services?" qui analyse les coûts et les avantages du lien entre services financiers et non financiers pour les micro et petites entreprises (MPE) et pour les prestataires de services. <http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/15009> Combiner les services financiers et non financiers ? (BIM) Le Picard Ducroux, C. 2003 Le crédit associé à des services non financiers peut assurer le développement global d'une entreprise. Une expérience réussie menée par USAID (ADEMCOL) en Colombie. -------------------------------------------------------------------------------------- Pour s'inscrire (ou se désinscrire) à EspaceFinance et recevoir les BIM, envoyez un message à espacefinance_request@... avec dans le corps du message uniquement le mot SUBSCRIBE (ou UNSUBSCRIBE). Ne pas spécifier l'objet du message. Pour diffuser un message à la liste, envoyez-le à espacefinance@... (vous devez être inscrit). Les BIM sont produits depuis 1999 par les équipes microfinance du Gret et du Cirad à titre volontaire. Vous pouvez accéder au site Pôle Microfinancement à l?adresse http://microfinancement.cirad.fr/present.html Si vous souhaitez proposer un BIM, contactez mboke@.... ---------------------------------------------------------------------------------------- Bonjour à tous, Le BIM d’aujourd’hui vous est présenté
en collaboration avec le Portail microfinance www.lamicrofinance.org. Retrouvez l’intégralité du coup de
projecteur en cliquant ici http://www.lamicrofinance.org/content/article/detail/24987?PHPSESSID=3e4f0110f9ea879d2ce78729970a6332 La
combinaison de services financiers et non financiers part le plus souvent du
postulat que le crédit seul n’assure pas le développement global de
l’entreprise. L’intégration des deux est cependant controversée du fait des
avatars liés à la combinaison de ces deux types de services : il ne s’agit pas
du même métier. L’expérience est risquée si les clients ne différencient pas
les prestataires ou s’ils perçoivent le service non financier – par exemple une
formation - comme un moyen d’accéder au crédit. Cependant, la prestation liée
de services financiers et non financiers peut être avantageuse non seulement
pour les MPE (parce qu’elle leur fournit deux types de services essentiels)
mais aussi pour les prestataires. Le sujet a été abordé dans plusieurs
documents et notamment quelques BIM dont les références sont rappelées à la fin
de cet article. Le coup
de projecteur du mois d’octobre s’intéresse à la nature et à l’échelle de
l’offre de services non financiers par l’IMF tunisienne Enda inter-arabe.
Entretien avec Michael Cracknell, son secrétaire général, sur cette offre
combinée. Enda
inter-arabe est une ONG internationale qui offre des services de microcrédit en
Tunisie depuis 1995. Quels sont aujourd’hui son nombre d’emprunteurs actifs,
son encours de prêt et ses principaux produits de prêt ? Nous
servons 120 000 clients actifs (ayant un prêt en cours) à partir de 57 agences
qui touchent 21 des 23 gouvernorats que compte la Tunisie. Notre personnel
permanent est de 650 personnes, surtout des diplômés du supérieur, dont
86 % sur le terrain. L’encours de crédit est de DT 56 millions, soit
environ € 30 millions. Contrairement
à certaines IMF qui proposent un produit unique, Enda inter-arabe a varié ses
produits en fonction de la demande. A l’intérieur de chaque produit il y a
plusieurs montants et délais de remboursement. Les principaux prêts sont « mawilni
» pour les 30 % de nos clients qui ont de bonnes chances de développer
leur entreprise, le prêt « solfa » pour les simples activités
génératrices de revenus plafonné à DT 1 000 pour éviter le surendettement, et le
prêt « al machia » (élevage) (nous travaillons de plus en plus en zone
rurale). Parallèlement
à ces prêts, nous proposons également le prêt « ta’alim » (éducation),
destiné surtout à permettre aux familles d’équiper leurs enfants pour la
rentrée scolaire, mais il peut également financer une formation pour le
micro-entrepreneur lui-même. Nous avons aussi le prêt « eddar » pour
l’amélioration du logement mais actuellement ce dernier est suspendu car il a
eu un trop grand succès… Depuis
combien de temps et pourquoi Enda-IA en est-elle venue à proposer des services
non financiers à ses clients ? Avant
le microcrédit, Enda inter-arabe menait des activités de développement urbain :
formation professionnelle des jeunes, éducation en matière de santé des femmes…
Il était logique, quand nous nous sommes spécialisés dans l’appui aux
micro-entrepreneurs en 2001, de continuer ces activités en les alignant sur les
besoins des micro-entrepreneurs. Pourquoi
avoir choisi d’intégrer ces activités ? Avez-vous cherché à identifier des
partenaires offrant de tels services ? Les
« puristes » de la microfinance estiment qu’une IMF doit se concentrer sur les
services financiers. Des activités non-financières (BDS selon le sigle anglais)
doivent être proposés par d’autres. D’abord,
nous ne partageons pas ce point de vue. Puis, en Tunisie, l’offre de services
de ce genre et à un prix abordable est faible, peu adapté surtout à des
analphabètes (35 % de nos clients) et inégalement répartie sur le
territoire national. Ensuite, nous sommes convaincus que l’argent ne suffit
pas. Une cliente avait dit une fois : « Avant, je croyais que je pouvais
développer mon entreprise juste avec le crédit. Maintenant que j’ai suivi une
formation en gestion, j’ai compris que la formation est même plus importante
que l’argent ». Cela
dit, nous avons effectivement développé des partenariats avec des instances
gouvernementales, notamment l’Agence national du travail indépendant et
l’Office national de l’artisanat, mais aussi avec l’Office de la Population
(ONFP). Ces instances proposent des services aux populations cibles de la
microfinance mais celle-ci souvent ne sait pas comment y accéder. Ainsi, en
faisant la liaison, Enda-IA sert d’interface, de même qu’elle est l’interface
entre ses partenaires financiers (7 banques tunisiennes et 4 institutions
financières internationales) qui ont de l’argent, et les micro-entrepreneurs
qui n’intéressent pas les banques comme clients directs. En
quoi consistent ces services ? A qui s’adressent-ils ? Nous
proposons plusieurs types de « BDS ». La formation, par exemple en
gestion simple, pour l’amélioration de la qualité des produits ou encore pour
connaître de nouveaux créneaux ; l’appui à la commercialisation ; le diagnostic
personnalisé menant à la mise en place d’un plan d’affaires. Nous avons aussi
les « cercles Enda » au cours desquels des sujets liés à la
micro-entreprise (la patente, des sessions d’éducation financière…), mais aussi
à la vie quotidienne (les droits de la femme, le divorce, la santé) sont
présentés et font souvent l’objet de vives discussions. Nous organisons aussi,
en collaboration avec le Ministère des affaires sociales, des cours d’alphabétisation.
Les
formations sont sanctionnées par un diplôme, souvent l’unique diplôme que ces
femmes obtiennent et elles en sont très fières. Tous
les clients peuvent en profiter, mais bien entendu, plus l’activité est
technique, plus elle intéresse le segment des « entreprises ». Quelles
sont les principales difficultés et les risques associés à cette offre ? Il
n’y a pas de difficultés particulières à proposer ces services. Nous avons une
petite équipe centrale chargée d’organiser les BDS et formée chacune dans son
domaine. Nous sommes en train de décentraliser l’organisation des BDS. Parfois
certaines agences organisent des activités elles-mêmes. Peut-être faudrait-il
parler d’une certaine réticence à participer de la part de celles qui n’ont
jamais goûté aux BDS. Nous
avons pour politique que le gratuit n’a pas de valeur et donc une contribution
est presque toujours demandée. Parfois elle couvre tout et parfois elle est
symbolique, en fonction de l’activité. Mais
les BDS n’ont pas suivi le rythme du très fort développement du microcrédit.
Enda inter-arabe compte mettre en place une banque de microfinance d’ici 2012
et après, l’ONG sans doute développera beaucoup ses activités. Comment
est-elle financée depuis ses débuts ? Quels sont ses résultats et son
impact ? Accédez à la suite de l’entretien : Pour
en savoir plus (retrouvez ces documents dans la bibliothèque du Portail) Réflexions sur les IMF et les BDS : Comment les BDS dans
leur plus grand sens devraient servir mieux les besoins des pauvres Zvi
Galor 2005 Comment améliorer l'offre de service des BDS
pour satisfaire le plus grand nombre de pauvres ? Présentation des réflexions actuelles autour des services
d’appui aux entreprises (BIM) Barlet S., 2005 Comment construire et pérenniser le marché
des services d'appui aux entreprises (BDS)? Les tendances actuellement
développées. Quel type de lien entre services financiers et non
financiers aux MPE ? (BIM) Barlet, K., 2004 Synthèse d'un document du BIT "Synergies
through Linkages: Who Benefits from linking Finance and Business Development
Services?" qui analyse les coûts et les avantages du lien entre services
financiers et non financiers pour les micro et petites entreprises (MPE) et
pour les prestataires de services. Combiner les services financiers et non financiers ?
(BIM) Le Picard Ducroux, C. 2003 Le crédit associé à des services non
financiers peut assurer le développement global d'une entreprise. Une
expérience réussie menée par USAID (ADEMCOL) en Colombie. -------------------------------------------------------------------------------------- Pour s'inscrire (ou
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depuis 1999 par les équipes microfinance du Gret et du Cirad à titre volontaire.
Vous pouvez accéder au site Pôle Microfinancement à
l’adresse http://microfinancement.cirad.fr/present.html Si vous souhaitez
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