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Trans.: =??b?ROliYXQ=?= sur le blog de PlaNet FinancePlaNet Finance lance sur son blog (http://blog.planetfinancegroup.org/) une série de débats sur les problématiques clés de la microfinance. Chacun des débats vise à ouvrir un dialogue et inciter une véritable réflexion sur des thèmes clés du secteur. Débat du mois: les taux d'intérêt pratiqués sont-ils trop élevés? <http://mymail.planetfinance.org/exchweb/bin/redir.asp?URL=http://blog.plane tfinancegroup.org/?p=543> Débat du mois- Les taux dintérêt pratiqués en microfinance sont-ils trop élevés ? -Dans le cadre des débats du mois, nous vous invitons à nous faire partager votre point de vue et à débattre sur un thème central de la microfinance- La question des taux dintérêt et de leur justification est un débat central de la microfinance. En effet, les taux pratiqués par les institutions de microfinance sont plus élevés que dans le secteur bancaire traditionnel. Ainsi, en moyenne, les institutions de microfinance appliquent un taux dintérêt effectif annuel de 28,2%. Beaucoup de législateurs, aussi bien que le grand public, ont eu du mal à accepter que les prêts de faibles montants accordés aux populations pauvres puissent être plus coûteux que les prêts commerciaux traditionnels. Car fournir des services financiers à des personnes à revenus modestes revient cher, particulièrement en proportion des montants concernés. En microfinance, les agents de crédit doivent ainsi rendre visite au client, évaluer sa solvabilité sur la base dentretiens et effectuer un suivi rapproché et fréquent de ce dernier. Prêter 100.000 euros en prêts de 100 euros nécessitera donc bien plus de personnel que loctroi dun seul prêt de 100.000 euros. Cest dailleurs lune des principales raisons pour lesquelles les banques noctroient pas de petits prêts. Outre ces frais de fonctionnement, linstitution de microfinance doit aussi couvrir ses coûts de financement, cest à dire rembourser largent quelle emprunte (en tenant compte de lévolution de linflation et des taux de change) couvrir les pertes entrainées par les défauts de paiement et, enfin, mettre de largent en réserve pour se développer. La partie restante est consacrée au profit. Du coté des clients, lexpérience prouve quils sont prêts à payer des taux dintérêt assez élevés pour sassurer un accès permanent au crédit. En effet, généralement, la rentabilité des projets réalisés par le crédit savère bien supérieure au taux dintérêt de ce dernier. Les entrepreneurs insistent également sur le fait que les alternatives- faire appel aux prêteurs sur gages ou aux usuriers du secteur financier informel sont beaucoup plus pénalisantes pour eux. A titre dexemple, dans le secteur informel, le prêt « 5/6 » aux Philippines permet aux entrepreneurs demprunter 5 pesos le matin pour en rembourser 6 en fin de journée, ce qui équivaut à un taux de 20% par jour ! Le microcrédit est également la seule source de financement disponible pour certains. Mais accepter limportance de lindépendance financière des institutions de Microfinance ne met pas fin au débat portant sur les taux dintérêt. En effet, on doit se demander si des taux dintérêt couvrant des coûts déraisonnablement élevés sont acceptables. Comment définir un taux dintérêt conforme à lintérêt social ? Que pensez-vous du cas de linstitution de microfinance mexicaine Compartamos dont le taux annuel était de 85%, auquel venait sajouter 15% de frais à la charge du client ? A mesure que beaucoup dinstitutions de microfinance passent du statut dorganisation non gouvernementale à celui de banque commerciale, une autre problématique voit également le jour : comment sassurer que les profits réalisés par linstitution serviront au développement de cette dernière, et ne viendront pas uniquement enrichir les seuls actionnaires de linstitution ? Marine Forni Responsable blog PlaNet Finance <mailto:mforni@...> mforni@... Tel: 06.35.53.39.90 Skype: marine.forni Global Microfinance Investment Congress May 19-20, 2009 New York, NY www.microfinancecongress.com ----- Fin du message transféré ----- Bonjour, PlaNet Finance lance sur son blog
(http://blog.planetfinancegroup.org/) une
série de débats sur les problématiques clés de la microfinance. Chacun des
débats vise à ouvrir un dialogue et inciter une véritable réflexion sur des
thèmes clés du secteur. Débat du mois: les taux d'intérêt pratiqués sont-ils
trop élevés? Débat du mois- Les taux d’intérêt pratiqués en
microfinance sont-ils trop élevés ? La question des taux
d’intérêt et de leur justification est un débat central de la microfinance. En
effet, les taux pratiqués par les institutions de microfinance sont plus élevés
que dans le secteur bancaire traditionnel. Ainsi, en moyenne, les institutions
de microfinance appliquent un taux d’intérêt effectif annuel de 28,2%. Beaucoup de
législateurs, aussi bien que le grand public, ont eu du mal à accepter que les
prêts de faibles montants accordés aux populations pauvres puissent être plus
coûteux que les prêts commerciaux traditionnels. Car fournir des services financiers à
des personnes à revenus modestes revient cher, particulièrement en proportion
des montants concernés. En
microfinance, les agents de crédit doivent ainsi rendre visite au client,
évaluer sa solvabilité sur la base d’entretiens et effectuer un suivi rapproché
et fréquent de ce dernier. Prêter 100.000 euros en prêts de 100 euros
nécessitera donc bien plus de personnel que l’octroi d’un seul prêt de
100.000 euros. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles
les banques n’octroient pas de “petits” prêts. Outre ces frais de fonctionnement,
l’institution de microfinance doit aussi couvrir ses coûts de financement,
c’est à dire rembourser l’argent qu’elle emprunte (en tenant compte de
l’évolution de l’inflation et des taux de change) couvrir les pertes
entrainées par les défauts de paiement et, enfin, mettre de l’argent en réserve
pour se développer. La partie
restante est consacrée au profit. Du coté des clients,
l’expérience prouve qu’ils sont prêts à payer des taux d’intérêt assez élevés
pour s’assurer un accès permanent au crédit. En effet, généralement, la rentabilité
des projets réalisés par le crédit s’avère bien supérieure au taux d’intérêt de
ce dernier. Les entrepreneurs insistent également sur le fait que les
alternatives- faire appel aux prêteurs sur gages ou aux usuriers du secteur
financier informel –sont beaucoup plus pénalisantes pour eux. A titre
d’exemple, dans le secteur informel, le prêt « 5/6 » aux Philippines
permet aux entrepreneurs d’emprunter 5 pesos le matin pour en rembourser 6 en
fin de journée, ce qui équivaut à un taux de 20% par jour ! Le microcrédit
est également la seule source de financement disponible pour certains. Mais accepter
l’importance de l’indépendance financière des institutions de Microfinance ne
met pas fin au débat portant sur les taux d’intérêt. En effet, on doit se
demander si des taux d’intérêt couvrant des coûts déraisonnablement élevés sont
acceptables. Comment
définir un taux d’intérêt conforme à l’intérêt social ? Que pensez-vous du
cas de l’institution de microfinance mexicaine Compartamos dont le taux annuel
était de 85%, auquel venait s’ajouter 15% de frais à la charge du client ? A mesure que beaucoup
d’institutions de microfinance passent du statut d’organisation non
gouvernementale à celui de banque commerciale, une autre problématique voit
également le jour :
comment s’assurer que les profits réalisés par l’institution serviront au
développement de cette dernière, et ne viendront pas uniquement enrichir les
seuls actionnaires de l’institution ? Marine Forni Tel: 06.35.53.39.90 Skype: marine.forni Global Microfinance Investment Congress |
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